Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
07 Jan

Les aventures d'Oliver Twist

Publié par hydromielle  - Catégories :  #classique

les aventures d'oliver twist

 

"Les aventures d'Oliver Twist" de Charles Dickens

 

Poche - 536 pages - 6,20 euros

 

Note : 06/10

 

Quatrième de couverture :

 

Oliver Twist et ses camarades supportèrent la torture d'une lente inanition trois mois durant : à la fin, ils devinrent.. si enragés de faim, que l'un d'eux.. laissa entendre d'un air sombre à ses compagnons qu'à moins de recevoir une écuellée supplémentaire per diem, il craignait bien d'en arriver quelque soir à dévorer son voisin de lit, un chétif freluquet d'âge tendre. Il avait l'oeil égaré et avide, et tous le crurent sans hésitation.

On tint conseil et on tira au sort pour désigner celui qui le soir même, à la fin du dîner, irait trouver le surveillant por lui demander un supplément ; le sort tomba sur Oliver Twist.

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Sa maman étant morte en lui donnant le jour, le petit garçon est envoyé à l'orphelinat.

Là, le bedeau, Monsieur Bumble, lui donna le nom d'Oliver Twist.

 

Ainsi débute la vie d'Oliver.

Mal nourri, mal traité, pratiquement pas habillé, la vie à l'orphelinat n'est vraiment pas rose.

D'autant que tous les messieurs en charge de ces enfants sont persuadés que moins ils mangeront, moins ils coûteront. Logique. Et plus ils seront maigre, moins il faudra de tissu pour les habillés. Logique.

Tout ceci pour le bien des enfants.

Et de la paroisse.

 

Aussi lorsqu'Oliver réclame une part supplémentaire de son brouet, cette demande a l'effet d'un coup de tonnerre.

Comment ?! Un enfant ose réclamer à manger ?! Alors que la paroisse et ses bonnes gens font tout pour eux ?!

Quelle ingratitude !

Ni une ni deux, le sort d'Oliver est scellé. Ce petit doit partir.

Dès le lendemain une pancarte est accrochée aux grilles de l'orphelinat proposant de louer les services d'Oliver en apprentissage.

 

C'est le patron des pompes funèbres locales qui va embaucher Oliver. Ou l'acheter. C'est selon le point de vue.

 

Si Oliver a pendant quelques minutes l'espoir d'y trouver une vie meilleure, il va bien vite déchanter.

Et suite à une altercation avec un autre jeune homme embauché là, il prend la fuite et se dirige vers Londres.

 

Mais à 10 ans, affamé, fatigué, perdu, le pauvre petit Oliver ne sait pas quoi faire.

Jusqu'à sa rencontre avec "le Renard", un autre gamin qui se propose de prendre soin de lui, de lui donner à manger et de le mettre à l'abri pour la nuit.

 

Oliver le suit bien sagement. Et fait ainsi la connaissance de Fagin qui va changer sa vie.

Mais pas pour le meilleur.

 

 

MON AVIS :

 

Premier choc : le titre. Mais qu'est ce que c'est que ça ? Olivier Twist ? N'importe quoi !

C'est quoi ce truc de changer le prénom ? Et pourquoi pas le nom aussi ? Non mais avouez, c'est honteux ! C'est nul ! C'est tout pourri !

Et Monsieur Dickens doit se retourner dans sa tombe.

 

M'en fiche, j'ai décidé de continuer à lire "Oliver" et non "Olivier". Non mais !

 

J'ai vu une adaptation de ce roman il y a  très très longtemps et pour le coup, je suis bien contente de ne pas vraiment m'en souvenir. J'avais les très grandes lignes bien entendu, mais c'est tout.

Et puis tout le monde sait que les livres sont bien mieux

 

Dès les toutes premières pages j'ai apprécié de me retrouver dans le monde de Dickens.

 

Cet homme à de la magie dans son écriture.

 

Sous les traits d'une histoire classique de petit garçon malheureux dans un orphelinat, il nous livre une histoire poignante. Ce n'est pas une énième histoire triste, c'est l'histoire d'Oliver Twist.

 

Charles Dickens manie avec brio sa plume et se sert d'une ironie grinçante pour nous dresser un portrait de l'Angleterre Victorienne.

 

La noirceur des bas fonds de Londres, la méchanceté, le vol, le crime et les plans machiavéliques sont à l'honneur.

Rien n'est épargné au lecteur.

Cependant le tout est livré sur une pointe d'humour que j'ai adoré.

Non pas que l'on se bidonne, loin de là, l'histoire est un vrai crève coeur, mais l'écriture et la façon dont Dickens s'adresse parfois au lecteur sont d'un humour noir qui me plait beaucoup.

 

Les "bonnes couches" de la société de l'époque sont cependant relativement épargnées et lorsqu'Oliver à affaire à elles, les bons sentiments dégoulinent.

Ce pourrait être grotesque, ennuyeux... mais non.

Les faits sont très bien amenés et glissent tout seuls.

 

Bien sur, ça frôle le "juste pas possible", mais d'un autre côté cette historie est si triste, si sombre, que finalement on les attends ces moments de lumières.

Forts peu crédibles, ils arrivent en masse et sont trop gros mais après tout qu'importe ?

On a tous envie qu'Oliver se sorte de là, qu'il soit heureux.

 

Un roman que j'ai eu plaisir à lire mais que j'ai terminé, il faut bien l'avouer dans de mauvaises conditions et qui ont fait que j'y ai trouvé des longueurs.

 

Un roman que je recommande cependant.

Victoria.jpg

Commenter cet article

yueyin 07/01/2012 23:02


mon prochain dickens sera la maison d'âpre-vent :-))))


 

hydromielle 08/01/2012 17:52



Moi je me tate... je verrais celui que je croiserais sur mon chemin.



Titine 07/01/2012 14:57


Je suis contente de voir ton enthousiasme pour Oliver ! J'avais adoré l'humour de Dickens, c'est toujours ce qui manque dans les adaptations. Et je suis entièrement d'accord avec toi pour la
traduction du prénom, j'avais lu la même version que toi et trouvé ça parfaitement stupide. A ce moment là il faut mettre "Olivier Tordu" !!!

hydromielle 08/01/2012 17:49



Ben oui c'est franchement nul de faire ça



Choupynette 07/01/2012 14:45


mais de quand date la traduction????

hydromielle 08/01/2012 17:51



Suuuuuuuuper vieille en plus. J'ai cru que c'était tout récent comme traduction pour mettre une connerie pareil, ben non, même pas



Cryssilda 07/01/2012 13:30


Ben en fait, c'est toujours un peu ça dans les romans victoriens hein... le monde est petit et c'est ce qui fait leurs intrigues ;)


Ce livre fait partie de ceux que je ne sais pas si j'ai lu, y'a longtemps! Donc ceux à relire!

hydromielle 08/01/2012 17:50



Voui voui à relire



Karine:) 07/01/2012 13:19


Olivier Twist, seriously??  En effet, pour lire ce roman, il ne faut pas avoir peur des coïncidences ma foi... énormes ;))  Mais parce que c'est Dickens, que c'est sa plume, son humour,
ses caricatures... j'aime quand même!

hydromielle 08/01/2012 17:50



Oui même si c'est énorme c'est vraiment bien écrit



Archives

À propos