Seras-tu là ?

"Seras-tu là ?" de Guillaume Musso
Poche - 336 pages - 6,40 euros
Note : 06/10
Quatrième de couverture :
Et si l'on nous donnait la chance de revenir en arrière ? Elliott, médecin réputé, père comblé, ne s'est jamais consolé de la disparition d'Ilena, la femme qu'il aimait, morte il y a trente ans. Un jour, par une circonstance extraordinaire, il est ramené dans le passé et rencontre le jeune homme qu'il était alors. Les années 1970 battent leur plein à San Francisco, Elliott est un jeune médecin passionné et plein d'ambition. Fera-t-il cette fois le geste décisif qui pourrait sauver Ilena ? Saura-t-il modifier son implacable destin ?
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2006 : Elliott, 60 ans est un chirurgien renommé, qui donne beaucoup de son temps à la Croix Rouge.
Lors d’une mission au Cambodge, il accepte une opération de dernière minute sur un petit garçon.
En remerciement, le chef du village lui demande ce qui lui ferait le plus plaisir au monde. Question à laquelle Elliott répond en lui disant qu’il aimerait juste pouvoir revoir une femme. Ilena. La seule femme qu’il ai jamais aimée et qui est morte voilà une trentaine d’année.
Le vieux Khmer lui offre alors une petite boite de pilules. Dix petites pilules qui ont le pouvoir de le faire revenir en arrière.
Plus que septique, Elliott rentre chez lui à San Francisco et reprend le travail.
Jusqu’au jour où il prend une de ces petites pilules magique et plonge dans ce qu’il espère être une bonne nuit de sommeil.
1976 : Dans un aéroport, Elliott 60 ans, se retrouve face à Elliott 30 ans. Il prend alors conscience de la chance incroyable lui est donnée.
Pouvoir revenir dans le passé. Se parler à lui-même. Se mettre en garde. Revoir son meilleur ami Matt, à 30 ans. Mais surtout revoir Ilena.
En 1976, Elliott venant à peine de prendre son poste à l’hôpital a San Francisco et vivait une histoire d’amour passionnée depuis 10 ans avec Ilena soigneur dans un parc animalier marin à Orlando. Malgré les kilomètres, leur histoire tenait la route, même si Ilena aurait voulu un peu plus de la part d’Elliott.
Et puis un soir de noël, alors qu’il n’était pas de garde, Elliott a choisi une fois de plus de rester à l’hôpital au chevet d’une jeune femme mortellement brûlée qui vivait ses dernières heures. Ilena en colère, n’a pas pris l’avion pour le rejoindre à San Francisco et est retournée au parc animalier. Elliott n’a plus jamais revu Ilena vivante.
Le résumé du livre m’avait enchantée et je me voyais déjà tenir une petite bombe de lecture entre les mains.
Boulette.
Alors certes le livre n’est pas un total gâchis de papier, ce serait mentir de dire que je n’ai pris aucun plaisir à le lire.
Mais il fait néanmoins parti de ces livres aussi vite lu qu’oublié.
Une écriture très simple est parfois bien agréable. Sauf quand elle tourne à la simplicité du style « je me dépêche ».
Un peu plus de profondeur et de psychologie n’aurait pas fait de mal.
Le roman n’apporte rien de nouveau. Uniquement du réchauffé en fait.
Ken Grimwood a déjà abordé ce thème dans son roman « Replay » avec beaucoup plus de passion, de puissance, de conviction. Avec des personnages bien plus intéressant.
Alors que celui-ci s’essouffle très rapidement.
J’ai bien compris ce que voulait dire l’auteur, que chaque action entraîne une réaction. Que l’on ne peut pas changer impunément le passé sans qu’il y ai des conséquences sur le futur et sur les gens. C’est l’effet papillon, on connaît tous ça.
Mais il n’a pas su trouver le bon « truc » je pense. Son livre manque singulièrement de profondeur.
Le face à face Elliott 60 ans et Elliott 30 ans manque de beaucoup de choses également. Le Elliott de 60 ans n’a qu’une idée fixe, revoir de loin Ilena, juste la regarder.
Mais pourquoi ne pas dire au Elliott de 30 ans qu’il sera malade plus tard alors qu’il peut changer cet état ?
Qu’il ne souhaite pas changer le reste du passé, soit, mais qu’il ne veuille même pas se sauver lui-même, ni par la même éviter une terrible peine à sa fille, me dépasse complètement.
Un roman donc très vite lu parce qu’écrit gros, des chapitres très courts. Disons que c’est gentillet.
A noter cependant un truc que j’ai beaucoup aimé, ce sont les citations en début de chapitres, il y en a de très belles.