Le meilleur des mondes

"Le meilleur des mondes" d'Aldous Huxley
Poche - 284 pages - 3,99 euros
Note : 05/10
Résumé :
Les expérimentations sur l'embryon, l'usage généralisé de la drogue. Ces questions d'actualité ont été résolues dans l'État mondial, totalitaire, imaginé par Mous Huxley en 1932. Défi, réquisitoire, anti-utopie, ce chef-d'oeuvre de la littérature d'anticipation a fait de son auteur un des témoins les plus lucides de notre temps.
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Dans le monde du futur, toutes les technologies ont été mises au service du clonage, suivant le procédé de Bokanovsky.
Les futurs humains sont séparés en différentes classes, de l'élite intellectuelle à la basse classe de travailleurs manuels.
Tout est régulé, planifié, rien n'est laissé au hasard, au moindre petit soucis, les gens prennent une petite pilule de Soma, une sorte de drogue qui apporte l'illusion d'un total sentiment de bonheur.
Dans cette nouvelle société, beaucoup de nos "pratiques" ont disparues. La notion de couple est rejetée, tout le monde appartient à tout le monde et il est recommandé et encouragé de changer régulièrement de partenaires sexuel, la fidélité est considérée comme une folie.
Les enfants ne sont plus conçus sexuellement, mais dans des cuves au Centre d'Incubation et de Conditionnement. Le concepte même d'une mère ou d'un père est jugé obscène.
Les "bébés" sont de cette façon conditionnés dès leur création cellulaire et séparés par un programme génétique en différentes castes, des Alphas, personnes de pouvoirs, aux Epsilons, basse main d'oeuvre. Selon la caste à laquelle ils sont destinés, leur endoctrinement est également imposé dès leur "conception".
Bernard est un Alpha. Mais pas un Alpha comme les autres. Est-ce un bien ? Un mal ? Toujours est-il que Bernard contrairement aux autres, peut ressentir des choses. Et s'il y a bien une chose qu'il peut ressentir, c'est sa différence. Il semblerait que lors de sa conception, son programme génétique ai quelque peu buggé. Contrairement aux autres Alpha, il n'est pas parfait physiquement, il a des idées bien à lui, il pense tout seul, il estime qu'avoir une seule partenaire peut être quelque chose de bien et pour couronner le tout, il refuse de prendre des pilules de Soma pour oublier ses malheurs.
Sa vie va complètement basculer lorsqu'au cours d'un voyage qu'il fait avec Lenina (la jeune femme qu'il souhaite fréquenter), dans une réserve de sauvages vivant toujours sous les anciennes coutumes, il va faire la connaissance d'une femme et de son fils, qui se trouvent là, par accident.
N'en déplaise à tous les fans, mais perso, je n'ai pas aimé ce livre.
Je n'y ai pas trouvé d'innovation, rien qui attise mon imagination.
Ce roman, lorsqu'il est sorti, à très certainement dû faire couler beaucoup d'encre, fait un tabac monstre et s'y j'en crois les avis que j'ai lu à droite et à gauche, il semble plaire énormément à beaucoup de monde.
Mais je ne suis pas de ceux là. Soit que le roman a mal vieilli, soit que ce n'est pas un roman pour moi, mais toujours est-il que je m'y suis limite ennuyée.
Le sujet est "sympa", je veux dire, l'idée est bonne, mais c'est du déjà vu pour moi. Quand bien même il aurait été écrit bien avant ceux que j'ai déjà lu.
L'idée d'un monde aseptisé, conditionné, j'ai l'impression d'avoir déjà "vu" ou plutôt lu ça et bien mieux écrit.
Je trouve que dans le genre, Barjavel a fait beaucoup mieux. Il n'a pas écrit de roman exactement pareil, mais certains se rapprochent plus ou moins de ce concepte et j'en ai préféré la lecture.
Pour moi Barjavel est et reste un maître en la matière et sur ce point, je trouve qu'Huxley souffre de la comparaison.
Au final, une déception pour ce roman qu'aux vues des différentes avis pêchés par ci par là, j'ai très certainement surestimé. Dommage.
Je vous livre un passage qui résume assez bien le livre je trouve :
"... Parce que notre monde n'est pas le même que celui d'Othello. On ne peut pas faire de tacots sans acier, et l'on ne peut pas faire de tragédies sans instabilité sociale. Le monde est stable à présent. Les gens sont heureux ; ils obtiennent ce qu'ils veulent et ils ne veulent jamais ce qu'ils ne peuvent obtenir. Ils sont à l'aise ; ils sont en sécurité ; ils ne sont jamais malades ; ils n'ont pas peur de la mort ; ils sont dans une sereine ignorance de la passion et de la vieillesse ; ils n'ont pas d'épouses, pas d'enfants, pas d'amants, au sujet desquels ils pourraient éprouver des émotions violentes ; ils sont conditionnés de telle sorte que, pratiquement ils ne peuvent s'empêcher de se conduire comme ils doivent. Et si par hasard quelque chose allait de travers, il y a le soma - que vous flanquez froidement par la fenêtre au nom de la liberté, monsieur le Sauvage - La liberté ! -