Chronique d'une mort annoncée

"Chronique d'une mort annoncée" de Gabriel Garcia Marquez
Poche - 116 pages -
Note : 07/10
Résumé :
Les frères Vicario ont annoncé leur intention meurtrière à tous ceux qu'ils ont rencontrés, la rumeur alertant finalement le village entier, à l'exception de Santiago Nasar. Et pourtant, à l'aube, ce matin-là, Santiago Nasar sera poignardé devant sa porte. Pourquoi le crime n`a-t-il pu être évité ? Les uns n'ont rien fait, croyant à une simple fanfaronnade d'ivrognes ; d'autres ont tenté d'agir, mais un enchevêtrement complexe de contretemps et d'imprévus - souvent joyeusement burlesques -, et aussi l'ingénuité ou la rancœur et les sentiments contradictoires d'une population vivant en vase clos dans son isolement tropical, ont permis et même facilité la volonté aveugle du destin.
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Hier soir, le village entier fêtait le mariage de Bayardo San Roman et d'Angela Vicario. Les noceurs se sont amusés, ont dansé, ont bu, puis sont rentrés se coucher. Ce matin, Santiago Nasar s'est levé avec la gueule de bois. Il a trop fait la fête, mais se prépare quand même à descendre sur le port pour la visite de l'évèque.
La journée n'aura pas été bien longue pour Santiago. Quelques heures après, il est poignardé à mort par les frères d'Angela.
Que s'est-il passé ? Pourquoi ces hommes, des amis de Santiago, l'ont assassiné ? Pourquoi, alors que tout le village était au courant de leur macabre plan, personne n'a rien dit ? Personne n'a sauvé Santiago.
Il est mort sans savoir lui-même pourquoi.
Etrange idée que de vouloir écrire un livre en révélant tout ou presque, dès les premières pages. L'auteur donne dès le début le nom de la victime et celui des assassins.
Et pourtant.... et pourtant, bien que sachant cela, je me suis plongée dans ce petit livre avec régale.
J'ai beaucoup apprécié la façon d'écrire de l'auteur, sa façon de décrire le village, les personnages, les mentalités.
Après avoir annoncé la couleur dès le début en commençant par la fin (hummm, je sais dis comme ça, c'est un peu étrange) il remonte le temps et le fil de l'histoire.
Il remonte jusqu'a l'arrivée de l'étranger, Bayardo San Roman dans le village, puis raconte le mariage et le fameux drame qui mènera au meurtre.
Finalement, il évoque relativement peu Santiago Nasar. Décrivant plutôt ce qui se déroule autour, pour en arriver au tragique dénouement, laissant une vague de questions sans réponse dans ma tête : pourquoi personne n'a rien fait ? Croyaient-ils vraiment à une mauvaise farce ? Et Angela a-t-elle dit la vérité ?
Ce livre me fait plus penser à une nouvelle qu'à un roman en fait, il est assez court mais relativement dense. Tout y est.
A lire.