classique

Vendredi 12 mai 2006 5 12 05 2006 08:29

   "Le vieil homme et la mer" de Ernest Hemingway

Poche Folio - 148 pages - 3,33 euros

 

Résumé :

La mer abrite des millions de poissons, mais le vieux pêcheur n'a rien pris depuis quatre-vingt-cinq jours. Elle s'étend à l'infini, les côtes cubaines s'éloignent inexorablement, et pourtant, il s'agit d'un roman de l'enfermement. Le Vieil Homme et la mer, durant trois jours entiers, se retrouvent face à face. Rare élément féminin dans ce récit qui oppose deux volontés viriles et où la douceur maternelle provient d'un gamin, la mer est le lieu du lien. Lien entre le vieil homme et l'espadon, entre le pêcheur et la vie, lien entre le retour et le départ, l'eau est un lieu de séjour transitoire entre la vie et la mort. A peine un purgatoire, car l'on imagine mal cet homme à l'âme sublime avoir commis aucun péché, la mer fait surgir en lui des sentiments d'amour profond, de respect pour la vie, mais aussi de manque et de lassitude.

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Heu...... franchement je me suis un peu ennuyée là je dois bien l'avouer

Et pour courronner le tout, je n'aime pas le poisson alors....

Non mais plus sérieusement, je pense qu'un fana de pêche doit aimer ce livre car ce n'est vraiment centré QUE sur ça. La course éperdue d'un vieil homme pour attraper un poisson. Heureusement que le livre est petit parce que je pense que j'en aurai vite eu marre. Ceci dit, tout y est bien expliqué, j'ai bien ressenti la passion de ce vieux monsieur, mais je ne l'ai pas partagée du tout

Par hydromielle
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Vendredi 12 mai 2006 5 12 05 2006 08:31

 "Vipère au poing" de Hervé Bazin

Livre de poche - 318 pages - 3,80 euros

Résumé :

Ce roman, le plus célèbre de l'auteur, est aussi largement autobiographique. Comme dans l'ensemble de son oeuvre, Hervé Bazin y donne les raisons de sa haine et de son combat contre toutes les oppressions familiales et sociales. Vipère au poing raconte la lutte impitoyable livrée par Brasse-Bouillon, alias Jean Rezeau, ainsi que ses frères, contre leur mère, une marâtre odieuse, calculatrice et violente. Folcoche, ainsi que ses enfants la nomment, règne avec autorité sur une famille angevine bien-pensante, ne lésinant pas sur les coups de fouet, les brimades et les humiliations. Mais Brasse-Bouillon est malin, vif et clairvoyant. Il affronte sa mère en lui tendant à son tour les pièges qui l'aideront à avoir raison d'elle.
Au premier degré, le livre possède un incontestable humour qui marque les esprits (inoubliable Folcoche, parangon de méchanceté !). Mais, il est avant tout un cri d'enfant et la dénonciation d'un certain modèle d'éducation qui fit longtemps les beaux jours des familles françaises.

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Dévoré en une journée, ce livre m'a beaucoup plu. Cette folle furieuse qui n'a de mère que le nom mais pas le "mérite" me donne envie de lui "coller des baffes". Comment peut-on être aussi dur et méchant parce qu'il s'agit bien de méchanceté, avec des enfants. Et qui plus est les siens ? Mystère.
Et ce n'est malheureusemet qu'une histoire parmis d'autres.

J'ai vraiment beaucoup aimé, même si j'avoue que je m'attendais à pire. Et pourtant, c'est déjà pas mal douloureux c'est pas ce que je veux dire. Et je reste un peu sur ma faim aussi quant au pourquoi de la chose. Pourquoi cette femme déteste t'elle autant ses enfants ? Elle déteste tout le monde mais plus particulièrement ses enfants. Est-ce parce que sur eux elle peut exercer une emprise, leur faire mal ?

Si vous l'avez lu, qu'en avez vous pensé ?

Par hydromielle
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Mercredi 13 septembre 2006 3 13 09 2006 13:12

"La lettre écarlate'" de Nathaniel Hawthorne

Poche - 370 pages - 6,08 euros

Résumé :

A comme adultère : c'est la lettre qu'Esther porte, brodée sur sa poitrine, telle la trace indélébile de sa faute. Au XVIIe siècle, à Salem, la forêt et les esprits sont sombres. Seuls points de clarté : le rouge de la lettre brodée et le blanc nacré qu'évoque le nom de Perle, fruit du péché. Mise au ban de la société, Hester apprendra à vivre avec sa faute. À l'inverse, son amant, pasteur adulé, préservé un temps par sa lâcheté, ressentira bien plus douloureusement le poids de cette lettre couleur de sang. Quant au mari trompé, il n'aura de cesse de se venger et finira rongé par son obsession.

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J'ai beaucoup aimé. Mais j'ai découvert ce qu'était la lettre écarlate. Je connais ce titre depuis longtemps mais vient seulement de découvrir l'histoire.

Non seulement je pensais que c'était un livre contemporain, mais en plus, j'ai toujours été persuadée que la lettre écarlate était le nom donné à la correspondance d'un couple adultérien...

Et on ne se moque pas je vous prie J'ignorais tout de ce livre !!

En tout les cas, j'ai vraiment beaucoup aimé. Je ne dis pas que j'approuve le style de "punition", mais j'ai apprécié la façon dont c'est écrit. L'histoire en elle même. Cette pauvre femme qui se tait par amour et reste là sans broncher, à subir sa "punition" alors qu'elle aurait pu s'enfuir et recommencer sa vie.

Par hydromielle
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Vendredi 24 novembre 2006 5 24 11 2006 11:19

"Le dernier jour d'un condamné" de Victor Hugo

Librio - 97 pages - 2 euros

Note : 07/10

Résumé :

" Adieu l'espoir, adieu les roses, adieu la nature et le vent ; tout cela n'est plus à moi. Et Marie, ma pauvre petite fille ! Qui t'aimera désormais ? Mon cœur saigne toute ma rage... " Qui parle ? Un homme semblable à tous les autres, dans l'attente de la mort. Dehors, dans la lumière pâle du petit matin, la guillotine projette son ombre sur le pavé. Dans quelques heures, cet homme sera exécuté. Son crime ? Il n'en dit rien. Le temps presse. Sur le papier qui lui reste, il jette encore ses terreurs et ses angoisses, se souvient du bonheur enfui... Qu'espère-t-il ? Conserver la force de se tenir debout. " Que ce que j'écris ici puisse être un jour utile à d'autres, que cela arrête le juge prêt à juger, que cela sauve des malheureux, innocents ou coupables, de l'agonie à laquelle je suis condamné...

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Victor Hugo nous narre, à la première personne, l’histoire d’un homme condamné à mort.

Du crime qui lui a valu cette condamnation nous ne saurons rien. L’homme vit ses derniers jours et nous fait part de son état d’esprit, de ses sentiments, ses peurs. De son amour pour sa petite fille de 2 ans qui ne connaîtra pas son papa.

Si au début, cet homme s’avance vers la mort sans peur, au fil du temps, il se prend à changer de sentiment. C’est un homme qui a peur. Un homme qui ne souhaite pas mourir, un homme qui finalement préfère être forçat, ou obtenir une grâce.

Les classiques à la base, c’est loin, très loin d’être mon genre de lecture préféré. Pourtant avec Victor Hugo je ne m’ennuie pas.

Tant pas ses histoires que par son écriture, qui n’a rien d’ampoulé ou de fatiguant à lire, cet auteur me séduit.

Il décrit parfaitement l’époque durant laquelle se déroule cette histoire, mais également les sentiments de cet homme.

Je ne regrette pas d’avoir pris ce petit Librio et n’aurais pas été contre le fait qu’il soit plus long.

 

 

 

Par hydromielle
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Jeudi 19 avril 2007 4 19 04 2007 20:16















« La visite de la vieille dame » de Friedrich Dürrenmatt

Poche - 159 pages - 4,28 euros

Note : 07/10

Résumé :

Une vieille dame revient dans son village natal. Elle est richissime, le village est au bord de la faillite. Elle offre cent milliards contre la vie de l'homme qu'elle a aimé et dont elle veut se venger... sacrifice que le maire propose à ses concitoyens en ces termes : "Que tous ceux qui, d'un coeur pur, veulent réaliser la justice lèvent la main."
Une vieille dame en visite dans les hideux labyrinthes de la bonne conscience.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Claire Zahanassian est une vieille dame riche, très riche, qui après avoir fait le tour du monde et épousé des hommes aussi vite qu'elle en a divorcé, décide de revenir dans son village natal.

Elle y a vécu son tout premier amour avec Alfred Ill. Aujourd'hui marié et père de deux enfants.

C'est d'ailleurs pour se marier avec la fille d'un marchand qu'Alfred avait quitté Claire. La laissant seule, enceinte et la risée de tout le village.

Aujourd'hui le village se meurt, plus aucun commerce ne fonctionne, les gens n'ont plus de travail, les dettes s'accumulent, les huissiers viennent même saisir l'hôtel de ville, c'est dire l'état de délabrement du village et des comptes bancaires de ses habitants.

Alors Claire propose de l'argent, beaucoup d'argent, pour sauver le village et relancer l'économie. Cent mille milliards. La moitié pour le village et la moitié à partager entre tous les villageois.

Seulement Claire met une condition à cette offre généreuse : elle veut la tête d'Alfred. Après toutes ces années Claire n'a pas pardonné. Si une personne du village tue Alfred pour elle, peut importe qui, elle donnera l'argent.

Scandalisés, les habitants refusent en bloque et soutiennent Alfred. Mais petit à petit, l'idée fait son chemin dans la tête et dans les rêves des villageois......

A priori, ce petit livre n'a rien pour me plaire. Je n'aime pas lire des pièces de théâtre. Ca me barbe. J'avoue, ce style m'ennuie profondément.

Mais là, je me suis laissée prendre au jeu. Une petite pièce qui se lit sous la forme d'un roman finalement. Et très vite. Du coup, je n'ai pas eu le temps de m'y ennuyer.

Et l'intrigue est bonne. Là aussi, j'avais un peu de réticence, mais au final, on s'y laisse prendre.

Petit à petit on voit les habitants du village changer. L'idée de meurtre et de richesse fait son chemin chez tout le monde. Même auprès de la famille d'Alfred. Alfred qui fini par craindre pour sa vie et voit ses voisins  et amis s'endetter, s'offrir de nouvelles choses, des vêtements, des cigares, des voitures... le pauvre vit  l'horreur, ne cessant  de se dire que si tous ces gens, qui, au départ étaient de son côté, commencent à vivre à crédit, c'est donc qu'ils pensent avoir bientôt de l'argent...

Et malgré tout, je ne suis pas arrivée à détester Claire. Qui sous sa peau ridée et le poids des années est restée une jeune fille bafouée et humiliée.

L'angoisse monte doucement de page en page. Sans trop en faire. L'auteur nous distille la bonne dose.

Un charmant petit livre que j'ai apprécié. Bon, de là à dire que je lirais une autre pièce de théâtre, sans doute pas, mais si, à l'occasion vous croisez celle-ci, tentez le coup.

Par hydromielle
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Dimanche 19 août 2007 7 19 08 2007 20:57
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"Les fleurs du mal"  de Charles Baudelaire


Poche - 343 pages - 3,33 euros

Note :  6/10

Recueil de poemes plutôt spéciaux, ce livre m'a laissé un goût et un sentiment assez mitigé en fait.

Je crois qu'en définitif, la poésie, c'est vraiment pas mon truc. Ca m'ennuie, je ne trouve pas ça terrible. Quand ça rime c'est "lourd", quand ça rime pas, ça ressemble à rien.

Hoooooolaaaaaaaaaa, j'entends d'ici les hauts cris d'horreur des fans de littérature classique ou de poésie, mais après tout, chacun ses goûts hein ? Et la poésie ne fait pas partie des miens.

Ceci dit, tout n'est pas mauvais dans ce livre lol Il y en a quelqu'uns que j'ai apprécié et que j'aimerais vous livrer :

Viens tu du ciel profond ou sors tu de l'abîme,
Ô beauté ? ton regard, infernal et divin,
Verse confusément le bienfait et le crime,
Et l'on peut pour cela te comparer au vin.

Tu contiens dans ton oeil le couchant et l'aurore,
Tu répands des parfums comme un soir orageux,
Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore
Qui font le héros lâche et l'enfant courageux.

Sors tu du gouffre noir ou descends tu des astres ?
Le destin charmé suit tes jupons comme un chien
Tu sèmes au hasard la joie et les désastres
Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien

Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques
De tes bijoux l'horreur n'est pas le moins charmant
Et le meurtre, parmi tes plus chères breloques
Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement

L'éphémère ébloui vole vers toi, chandelle
Crépite, flambe et dit : Bénissons ce flambeau !
L'amoureux pantelant incliné sur sa belle
A l'air d'un moribond caressant son tombeau

Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe
Ô Beauté ! monstre énorme, effrayant, ingénu !
Si ton oeil, ton sourire, ton pied, m'ouvrent la porte
D'un infini que j'aime et n'ai jamais connu ?

De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou sirène
Qu'importe, si tu rends - fée aux yeux de velours,
rhythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! -
L'univers moins hideux et les instants moins lourds ?

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Il me semble parfois que mon sang coule à flots
Ainsi qu'une fontaine aux rhythmiques sanglots
Je l'entends bien qui coule avec un long murmure
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure

A travers la cité, comme dans un champ clos
Il s'en va, transformant les pavés en îlots
Déslatérant la soif de chaque créature
Et partout colorant en rouge la nature

J'ai demandé souvent à des vins capiteux
D'endormir pour un jour la terreur qui me mine
Le vin rend l'oeil plus clair et l'oreille plus fine !

J'ai cherché dans l'amour un sommeil oublieux
Mais l'amour n'est pour moi qu'un matelas d'aiguilles
Fait pour donner à boire à ces cruelles filles !
Par hydromielle
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Vendredi 5 septembre 2008 5 05 09 2008 15:11






















"Persuasion" de Jane Austen

Poche - 316 pages - 7 euros




Note : 08/10


Veuf depuis plusieurs années, Sir Walter Elliot, du château de Kellynch est père de trois fille : Elisabeth, Anne et Mary.

Des trois, seule Mary est mariée et mère de famille. Hypocondriaque, imbue d'elle même et de son rang, elle vit dans une propriété proche de la maison de ses beaux parents et des deux dernières filles de ceux ci.

Elisabeth est la perle précieuse de la famille. Son père ne jure que par elle. Par sa beauté et son intelligence. Terriblement fascinée par sa propre petite personne, elle ne semble pas se rendre compte que le monde ne tourne pas autour d'elle.

Anne est douce, patiente, effacée. Négligée de tous, abusée par tous car toujours prête à se rendre utile, Anne s'oublie pour les autres. 

Elle est pourtant le joyau de cette famille. D'une beauté sans doute moins éclatante que celle d'Elisabeth, elle est dotée d'un coeur contrairement à ses soeurs. Anne connaît l'humilité et le don de soit.

Son père non plus ne la voit pas. Anne est quantité négligeable dans cette famille.

Fût un tant où elle est tombée éperdument amoureuse.
Le jeune Frederick Wentworth et elle se sont entendus tout de suite. Leur coeur se sont appartenus.
Mais les fiançailles ont très rapidement été rompues.

Lady Russell, grande amie de la famille était, tout comme le père d'Anne, contre les projets de mariage des deux tourtereaux.

Mr Wentworth n'avait rien à offrir à Anne. Ni à sa famille. Aucune fortune. Aucun prestige. Aucun titre.
Sût été un déshonneur.


Alors Anne, douce et prévenante, ne souhaitant pas blesser sa famille, ayant toujours eu foi en Lady Russell a rompu.

Mais jamais son coeur n'a cessé de lui appartenir. Jamais elle ne s'est mariée à un autre. Anne ne vit que pour sa famille depuis des années.

Criblé de dettes, Sir Walter se voit contraint de réduire son train de vie.
De louer son château et de partir s'installer à Bath.

Anne apprend que les locataires sont un couple dont le mari est marin de carrière et dont la femme n'est autre que .............. la soeur de Frederick Wentworth !

A l'idée de revoir, après huit ans et demi, celui qui fût son seul et unique amour, le coeur d'Anne est transporté.

Je savais bien qu'en choisissant un livre de Jane Austen, je ne serais pas déçue de ma lecture.

Sa façon de dépeindre la société anglaise du XVIIIème est extraordinaire.
Nulle complaisance dans ces lignes.
Mais des tournures et des façons qui me charment indubitablement.

Son écriture est soutenue, très riche et passionnante.
Je me régale toujours avec ses livres.

Jane Austen dresse une fois de plus le portrait d'une femme qui mérite que l'on s'attarde sur elle.
D'un caractère doux et effacé, Anne s'est laissée guider par les convenances au détriment de ses sentiments.
Elle a choisi d'honorer son nom plutôt que d'épouser l'homme de son coeur.

Mais les années ont passés et la jeune femme a pris de la force.
Certes Anne reste une personne particulièrement douce, convenable, bien comme il faut, toujours prête à rendre service, à se sacrifier pour les autres quelques soient les situations. Mais sous ce caractère d'abnégation, une force nouvelle est née.

Anne fait partie de ces femmes qui ignorent le potentiel qu'elles ont en elles. Les hommes semblent indéniablement attirés par elle. Son physique, son caractère, tout est charmant chez elle. Mais elle ne voit rien. Ce qui la rend encore plus séduisante.

Aussi ne comprend t-elle pas tout de suite les élans du Capitaine Wentworth.

Une fois de plus, l'orgueil, les ambitions de tout un chacun, les convenances, tout ceci est très bien expliqué et décrit. A tel point que l'on s'y croirait.

Les personnages de Jane Austen ont une réelle force.

Anne est vraiment le personnage le plus touchant. Alors que j'ai eu envie de secouer cette dinde de Mary et de rabaisser cette prétentieuse d'Elisabeth. Aucune ne m'a laissé indifférente.

Dans "Orgueil et préjugés", le cher Darcy est un personnage très important, mais parfois détestable dans son comportement.
Alors que dans "Persuasion", Wentworth est très séduisant. Pas tant par son physique que par son âme, son caractère.
L'auteur en fait un homme  jaloux mais dont la jalousie ne fait souffrir que lui, il ne se venge sur personne.
C'est un homme blessé qui n'hésite pas au détour de conversation à ouvrir son coeur.

Anne et lui se connaissent par coeur et bien que séparer depuis des années, ils semblent "se lire" l'un l'autre.

L'histoire de ces deux personnages m'a beaucoup touchée et pendant une bonne partie du livre j'ai redouté la fin. Je ne savais vraiment pas quel avenir avait choisi de leur donner l'auteur.

Une nouvelle fois, je me suis laissée porter, sans efforts mais avec beaucoup de délice par l'écriture et l'histoire que m'a raconté Jane Austen.

Par hydromielle
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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 10 2008 14:59


















"Tristan et Iseut" de Béroul

Poche - 159 pages - 2,50 euros

Note : 05/10

Quatrième de couverture :

Tristan et Iseut, les amants de Cornouailles, unis pour avoir bu le philtre d'amour. Cette légende médiévale a marqué plus que nulle autre l'imagination et la sensibilité de l'Europe entière. Elle apparaît d'abord, fragmentaire et morcelée, dans des poèmes français du XIIe siècle, dont le roman de Béroul est sans doute le plus ancien. Nous en avons conservé la partie centrale : les amants épiés et finalement surpris, leur fuite et leur errance dans la forêt du Morrois, comment le roi Marc les y trouve endormis, séparés par l'épée de Tristan, le serment ambigu prêté par Iseut.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Blanchefleur, le soeur du roi Marc, a épousé le roi de Loonois. Apprenant la mort de son époux, elle meurt à son tour en mettant au monde un enfant qui portera le nom de Tristan. L'orphelin sera élevé par Gouvernal jusqu'à ce qu'il puisse fréquenter la cour de son oncle.

Le Morholt, beau frère du roi d'Irlande, se présente à la cour du roi Marc pour exiger le tribut annuel qui lui est dû : des jeunes gens de Cornouailles appartenant aux meilleures familles. Tristan défie le Morholt et le tue. Un fragement de son épée reste dans le crâne du géant dont le corps est rapatrié en Irlande. Tristan, atteint d'une blessure incurable, se fait déposer dans une barque qui le mène au hasard des flots jusqu'en Irlande. Arrivé là bas, il se déguise en jongleur et rencontre le fille du roi, la jeune Yseut. Elle le guérit parce qu'elle connait le secret des herbes médicinales. Il lui enseigne à jouer de la harpe durant son séjour puis revient à la cour de son oncle.

Marc est célibataire. Ses barons le pressent de se marier : il répond qu'il épousera la femme qui a des cheveux semblables à ceux qu'une hirondelle vient d'apporter. Tristan est chargé de ramener cette femme ; elle se trouve justement en Irlande. Tristan retourne donc dans ce pays, déguisé en marchand.

Arrivé dans l'île, il apprend que le roi d'Irlande a promis la main de sa fille à celui qui délivrera le pays d'un terrible dragon. Tristan tue le monstre, lui coupe la langue mais tombe inanimé. Le sénéchal qui a des vues sur Yseut trouve le dragon mort et se fait passer pour le vainqueur de la bête. Yseut ne le croit pas et retrouve Tristan. Elle le guérit à nouveau alors que Tristan reconnaît en elle celle que son oncle doit épouser. Tristan confond le sénéchal et emmène Yseut chez le roi Marc. La mère d'Yseut remet à Brangien, la servante de sa fille, une potion qui doit assurer le succès total du futur mariage. Grâce à cette boisson d'amour, Marc et Yseut seraient liés par une passion irrésistible. Pendant la traversée, Tristan et Yseut boivent par erreur la potion et sont saisis par un amour invincible.

Marc épouse Yseut mais, le soir des noces, Brangien prend la place d'Yseut dans le lit de Marc et sauve ainsi l'honneur de sa maîtresse. Tristan et Yseut éprouvent l'un pour l'autre une passion démesurée. Ils se donnent souvent des rendez-vous clandestins. Ils sont épiés par des barons jaloux qui les dénoncent au roi Marc. Un jour qu'ils se touvent dans un verger, ils sont aussitôt arrêtés et condamnés au bûcher par le roi Marc.

Tristan échappe à la surveillance de ses gardiens et réussit à délivrer Yseut qui était sur le point d'être livrée à une troupe de lépreux lubriques. Les amants se réfugient dans la fôret du Morrois où ils vivent en exilés et dans le dénuement le plus complet.

Peu à peu, les effets de la boisson d'amour s'estompent. Le roi Marc surprend un jour Tristan et Yseut endormis mais dans un parfait état de chasteté. Il consent alors à reprendre son épouse et à lui pardonner son infidélité. Ses hommes exigent toutefois qu'Yseut se soumette à une procédure judiciaire où elle devra défendre son innoncence. Grâce à un serment ambigu, Yseut se tire d'affaire, fort habilement. Par la suite, Tristan tue les barons calomniateurs mais il reste exilé et ne peut rencontrer Yseut comme il le souhaite.

Dans son exil, en désespoir de cause, Tristan épouse une femme qui ressemble à Yseut la Blonde et qui se nomme Yseut aux Blanches Mains. Il s'agit de la soeur de son ami Kaherdin. Toutefois, Tristan ne consomme par le mariage.

La nostalgie de l'amour est trop forte Tristan reste attaché à Yseut. les amants inventent de multiples stratagèmes pour se rencontrer. Tristan se déguise en fou pour pouvoir pénétrer dans le château du roi Marc et parler à Yseut en toute impunité. Une autre fois, il invente un signe de reconnaissance à partir d'une branche de chèvrefeuille pour rencontrer Yseut dans une fôret. Mais ces retrouvailles sont toujours de courtes durées.

Un jour, Tristan rencontre un chevalier malheureux qui se nomme Tristan le Nain. L'amie de ce dernier a été enlevée par un sinistre géant. Tristan combat le géant mais reçoit une blessure empoisonnée. Son ami Kaherdin part chercher Yseut la Blonde qui est la seule personne capable de guérir Tristan. Les deux amis conviennent d'un signe ; si Yseut accepte de venir, le navire aura une voile blanche, dans le cas contraire, il aura une voile noire. Yseut aux Blanches Mains a tout entendu. Pour se venger de Tristant , elle lui annonce que la voile est noire alors qu'elle est blanche. Tristan meurt de douleur et Yseut la Blonde meurt sur le corps de son amant car elle était venue le guérir.

En toute honnêteté, ce résumé n'est pas de moi.
Il se trouve au tout début de ce petit livre.

Ce livre qui d'ailleurs, ne livre pas toute l'histoire de ses amants maudits. Mais juste un morceau.
Ne se trouve ni le début, ni la fin.

Il est bien précisé que le manuscrit de Béroul ne livre pas la fin de l'histoire en raison d'une trop grande détérioration des pages. Ce qui laisse finalement aux lecteurs, le soin d'inventer sa propre fin.

Il est clairement expliqué que diverses versions ont été données au mythe, mais que celle ci semble la plus plausible et celle qui revient le plus souvent.

Il est également expliqué aux lecteurs que les manuscrits retrouvés sont si vieux et si abîmés, qu'il manque des morceaux de l'histoire par ci par là et que le roman de Béroul est très certainement le plus ancien de tous (situé entre 1150 et 1190).

Dans ce livre, Tristan et Yseut sont des contemporains d'Arthur et de ses chevaliers, qui d'ailleurs font une apparition dans l'histoire puisqu'ils "servent" de juges pour les amoureux.

Concernant l'histoire des deux protagonistes, je la trouve bien moins jolie dans ce livre.

Elle n'est pas entourée de l'aura amoureuse et tendre du livre de MacKenzie.
Même si ici, il n'est livré qu'un fraguement de l'histoire, j'ai bien remarqué la liberté de ton et d'histoire qu'avait pris Nancy MacKenzie pour écrire "Le prince des rêves", mais après avoir lu les deux, et avoir trouvé Tristan et Yseut passablement agaçant dans "Le prince des rêves", c'est finalement quand même cette dernière version que je préfère.

En revanche, le livre de Béroul est bien plus riche historiquement et grammaticalement.

Un dossier à la fin est particulièrement intéressant, qui présente entre autre le contexte littéraire, le contenu de la légende, l'origine celtique de la légende, mais aussi un descriptif des deux personnages principaux, ainsi que l'évolution et la diffusion de la légende.

Si je n'ai effectivement pas préféré cette version, je l'ai trouvé néanmoins particulièrement intéressante et remercie vivement les bloggeuses qui me l'ont recommandés.

Après l'avoir lu, je me dis qu'il aurait vraiment été dommage de ne pas connaître cette version et découvrir cette histoire que je ne connaissais pas.


Par hydromielle
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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 01 2009 20:39


"Les Hauts de Hurle-Vent" d'Emily Brontë

Poche - 413 pages - 5,50 euros

Note : 08/10

Quatrième de couverture
:

Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord.
Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Monsieur Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff.
Mais ses enfants l'ont méprisé.
Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique.
Il s'approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage.
La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu'au jour où la fille de Catherine aimera à son tour une être misérable et fruste.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

La famille Earnshaw vit paisiblement, dans un petit village tranquille.
Le père élève seul ses deux enfants, l'aîné son fils, Hindley et sa jeune fille, Catherine.

De retour d'un voyage d'affaire, Monsieur Earnshaw revient avec un "paquet" bien étrange.
Un enfant. Un petit garçon du même âge que Catherine.
Il l'élèvera, lui donnera pour prénom Heathcliff (le prénom porté par un fils défunt) et le préférera à Hindley, ce qui attisera la jalousie de ce dernier.

En revanche, Catherine et Heathcliff sont très proches.

A la mort du père de famille, Hindley laisse s'exprimer ses véritables sentiments. Et s'il ne met pas Heathcliff à la porte, il le relègue au rang de domestique et le rabaisse chaque fois qu'il le peut.

Voir sa soeur et lui devenir de plus en plus proche le rend malade de jalousie.
Il est vrai que les tendres sentiments des deux enfants, se sont transformés en sentiments amoureux à l'adolescence.
Même si aucun des deux n'avouera jamais ce qu'il ressent vraiment.

Les années passent, Hindley n'a toujours pas réussi à séparer Catherine et Heathcliff.
Pour sa part, il a épousé une femme charmante qui lui donne un fils, Hareton.
Mais qui malheureusement, meurt peu de temps après.

La vie change : Hindley sombre dans l'alcool, ignore son fils, mais continue de vouer une haine farouche à Heathcliff.
Catherine se laisse courtiser par le fils des voisins, Edgar Linton.
Et Heathcliff vit mal cette situation.

Lorsqu'il apprend, par hasard, que Catherine va épouser Edgar, il s'enfuit des Hauts sans plus donner signe de vie.
Catherine est désespérée d'être à l'origine de cette disparition et d'avoir fait du mal à Heathcliff, mais n'en épouse pas moins Edgar et part vivre sur sa nouvelle propriété.

J'avais très envie de lire ce livre depuis longtemps.

Je n'en avais entendu dire que du bien. Les divers avis semblaient enthousiastes et ce roman est un grand classique.

De plus, je l'avais croisé à plusieurs reprises en tant que référence dans d'autres romans.

Alors qu'en ai-je pensé ?

Tout d'abord, j'ai été très étonnée. A vrai dire, ce livre ne raconte pas l'histoire que je pensais lire.
Il m'avait semblé comprendre que le roman racontait l'histoire d'un homme qui faisait souffrir ostensiblement une femme qui était éperdument amoureuse de lui, mais pour laquelle il n'éprouvait rien. Et que tout ce joli monde vivait ensemble.

Boulette. Rien à voir.

L'histoire est beaucoup plus complexe que ça.

Je n'avais encore jamais rien lu des soeurs Brontë et ne connaissait donc pas le style d'Emily.
Je l'ai beaucoup aimé.
Elle ne s'étale pas sur les descriptions, c'est le moins que l'on puisse dire. Les détails des choses entourant l'histoire sont peu nombreux.
J'ai eu le sentiment que l'histoire, qui se déroule sur plusieurs années, avait presque toujours lieu en hiver. Ce qui ajoute au côté sombre et froid du roman.
Certes quelques scènes ont lieu en été et au soleil, mais elles ne sont pas légion.

En revanche, elle prend tout son temps pour raconter ses personnages.
En fait des personnes tangibles, bien réelles.
Pas tellement par leurs descriptions physiques, mais plutôt par leurs caractères.

Elle s'est attachée à décrire avec minutie la psychologie de chacun et le résultat est époustouflant.

Le roman en lui-même, est d'une noirceur incroyable. Je dirais même qu'il est carrément malsain.
Mais d'une force et d'une puissance incroyable.

Ma première réaction ? Ils sont tous cinglés et/ou névrosés dans ce livre !

Hindley est un enfant jaloux à en crever et dès lors qu'il devient le maître des Hauts, il va précipiter la perte de sa propre famille en voulant rabaisser Heathcliff.
Alcoolique et pathétique sont les mots qui le résume le mieux.

Catherine est une enfant comme les autres, parfois fofolle et sauvageonne, mais devient une femme vaniteuse, capricieuse et sait très bien se montrer brutale et méchante. Menteuse et manipulatrice.

Joseph le domestique est parfaitement détestable. Toujours une bible à la main mais l'interprétant à sa manière il émane de lui un côté malsain.

Edgar est une chiffe molle. Cet homme n'a aucune volonté, aucun caractère et se drape d'une pseudo fierté qui lui va mal.

Heathcliff, le personnage le plus présent, celui autour de qui tourne toute l'histoire, sur plus de 40 ans.
Cet homme est bien plus complexe que pourrait le laisser penser les premières lignes.
Enfant choyé, il se voit d'un coup devenir le domestique dans une maison qui était comme la sienne. Son "frère aîné" le déteste et la femme dont il est amoureux ne le juge pas assez bien pour elle, même s'il l'entend dire son amour pour lui.
Même lorsqu'il revient après toutes ces années d'absences et après être accueilli à bras ouvert par Catherine, elle ne cesse par la suite de le traiter avec mépris tout en souhaitant le voir rester auprès d'elle.
J'ai l'impression qu'il s'en est fallu de peu pour qu'il passe "du côté sombre".
Il a, par la suite, un comportement parfaitement détestable, c'est un homme méchant, violent qui n'hésite pas à utiliser la torture morale sur les personnes qu'il souhaite dominer.
Je ne cherche pas à l'excuser, mais je me dis qu'il n'est pas passé loin de la "normalité".

Nelly la gouvernante est une femme que je n'aime pas.
Elle se mêle de tout depuis toujours. J'ai trouvé que c'était une femme mauvaise.
Je me demande si elle n'a pas tout simplement été toujours jalouse de Catherine. La première et la seconde.
Elle a souvent été à l'origine des plus grandes crises du roman. N'a pas cessé de "rapporter" et de créer des histoires.
Elle est viscéralement méchante à mon avis.
Lorsque Cathy la jeune a du chagrin parce que son père lui interdit de voir Linton, elle lui dit de cesser de se comporter comme une enfant et d'imaginer un peu ce que pourrait être un vrai chagrin, comme par exemple la mort de son père ! Incroyable que l'on puisse dire une chose pareil !
Dès lors, Cathy qui porte à son père un amour très fort, ne cesse de penser à la douleur que sera pour elle, la mort de ce dernier. Et pour le coup, Nelly lui répond qu'il est également possible que ce soit elle qui meurt avant son père et qu'alors ce sera lui le plus malheureux !
Et histoire d'enfoncer le clou, elle lui dit qu'elle pourrait tuer son père si elle n'était pas gentille et obéissante.
Si ça, ce n'est pas être profondément méchant, je ne vois pas ce que c'est.

La seconde génération n'est guère plus maligne et meilleure que la première.

Ce livre est fait de caprices, d'enfantillages et de chantages affectifs de la part de tous les personnages.

Heathcliff et Catherine sont fous amoureux l'un de l'autre mais ne sont pas fichus de se le dire clairement. En tout les cas, pas avant qu'il ne soit trop tard. L'une choisissant le côté protecteur, financier et bien comme il faut. L'autre décidant de détruire tout le monde par vengeance.

A ce demander s'ils sont vraiment adultes dans ce roman. Tous agissent comme des enfants gâtés pourris.

Comme je le disais au début : noir et malsain, voilà qui résume bien l'ambiance très lourde de ce roman.

Ce qui pourrait laisser penser que je n'ai pas aimé.
Or c'est tout le contraire.
Les personnages sont tous détestable à des niveaux différents.
Mais pourtant, ce roman dégage une force incroyable.
Une attraction qui empêche de laisser tomber. Qui donne envie de tourner encore et toujours les pages afin de savoir jusqu'où ils sont capables d'aller.

Je ne dirais pas que j'ai adoré, ni que je considérerais ce livre comme un de mes favoris.

Il n'en est pas moins que c'est un livre que j'ai beaucoup aimé. Un récit qui prend aux tripes.
Une écriture très belle pour un livre qui décrit des sentiments très noirs.

Je me suis donc régalée avec Les Hauts de Hurle Vent.
Que finalement je suis contente de ne pas avoir lu plus tôt. Je ne suis pas certaine d'avoir su l'apprécier comme il le mérite si j'avais eu 15 ans.

J'ai reçu ce livre dans le cadre du swap London, il m'a été offert par
Argantel que je remercie car j'ai vraiment passé un très agréable moment.




Par hydromielle
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Samedi 31 janvier 2009 6 31 01 2009 15:05



"Tristan et Iseut" de Pierre Dalle Nogare

Librio - 87 pages - 2 euros

Note : 02/10

Quatrième de couverture
:

Pour reconstituer l'histoire des deux amants les plus célèbre de la littérature, il a fallu plonger aux origines de la légende, qui serait apparue autour du VIIème siècle, et rassembler les fragements de poèmes du XIIème, ceux de Béroul, de Thomas, puis de quelques autres.

Ainsi nous est parvenue, ici interprétée par le poète Pierre Dalle Nogare, l'incomparable "estoire" de Tristan et Iseut, victimes d'un philtre magique et unis par une passion fatale.

Amour, destruction et mort, le mystérieux breuvage scelle un destin tragique. Car Iseut la Blonde est mariée au roi de Cornouailles, le généreux Marc, et Tristan ne pourra qu'en vain tenter d'échapper au destin.

Et la légende est magnifique. Car le geste de Tristan, émouvante et terriblement humain, n'est rien d'autre que la première version de l'éternel roman de la passion illégitime et impossible.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Voici la troisième version de l'histoire de Tristan et Iseut que je lis.

La pire. Sans aucun doute.

Elle commence déjà avec une invraisemblance : Le roi Marc trouve Tristan et Iseut en flagrant délit d'adultère, dans le lit d'Iseut.
Après qu'ils aient passés deux années cachés dans la forêt, le roi les retrouve couchés l'un auprès de l'autre, avec une épée entre eux et en déduit qu'ils sont donc innoncents, que jamais ils n'ont jamais été amants et qu'il n'écoutera plus les mauvaises langues.

Du grand n'importe quoi !

Je serais brève.
Très brève, parce que le livre ne mérite pas mieux.

Je n'ai pas aimé la façon dont l'histoire était racontée.
Je n'ai pas aimé l'écriture.

J'ai eu l'impression que le livre était un vague résumé écrit à la va vite, sans passion. Limite sans envie.

C'est dénué de sentiments et Dieu merci, c'était très rapide à lire.

Malgré ça, j'ai vraiment perdu mon temps.

Et puis pour moi, la vraie histoire d'amour de légende, du temps passé, celle qui défit le temps et qui est la plus belle est le trio Arthur / Guenièvre / Lancelot.




Par hydromielle
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