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05 Mar

Nos étoiles contraires

Publié par hydromielle  - Catégories :  #Lectures étrangères

Nos étoiles contraires

 

"Nos étoiles contraires" de John Green

 

Broché - 330 pages - 16,50 euros

 

Note : 09/10

 

Quatrième de couverture :

 

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Hazel est une jeune fille de 16 ans atteinte d'un cancer de la thyroïde avec des métastases dans les poumons. Ses poumons ne cessent de se remplir d'eau et elle se noie.

Son dernier traitement semble avoir ralenti la maladie, mais pour combien de temps ?

Pour l'heure, elle traine toujours avec elle son chariot sur lequel se trouve une bouteille d'oxygène "branchée" dans son nez et qui l'aide à respirer.

 

Parce que sa mère veut l'obliger à avoir un semblant de vie sociale, de vie "normale", Hazel a intégré un groupe de soutien.

Sauf que bon, un groupe avec uniquement des jeunes malades du cancer ce n'est peut être pas l'idée du siècle.

 

Là bas, elle y retrouve néanmoins un copain, Isaac.

Avec "un cancer improbable de l'oeil".

 

Mais ce jour là, lors de la réunion, il y a un nouveau. Un pote d'Isaac.

Augustus 17 ans. A eu un ostéosarcome il y a un an demi. Y a perdu sa jambe mais est maintenant en rémission. S'il est venu aujourd'hui c'est pour soutenir son ami Isaac.

 

Et aussi, mais ça ce n'était pas au programme, pour rencontrer Hazel et voir leur futur à tout les deux bouleversé à jamais.

 

 

MON AVIS :

 

Je ne peux pas dire que je n'étais pas prévenue.

J'ai vu ce livre sur beaucoup de blog. Tout le monde ou presque en a parlé.

Donc je savais. Je savais que ce serait difficile.

Je m'y attendais.

Alors pourquoi ai-je été autant percuté ?

Je me le suis pris en pleine face.

J'ai voulu faire la grande, mais je n'ai pas réussi.

 

Trop d'échos en moi. Ces sentiments, ce vide, cette colère contre les autres, toutes ces questions "vous étiez où ?", "vous avez fait quoi ?".... je me les suis posées.

Et en fait je me suis retrouvée face à ma propre inertie.

 

Au début du livre et malgré le sujet, le ton est plutôt léger.

Les personnages sont de jeunes malades ou, comme Augustus, en rémissions, ils ont les préoccupations de leur maladie, mais pas seulement. Ils se triturent aussi le cerveau pour les mêmes histoires que les autres jeunes.

 

Ils se marrent, jouent aux jeux vidéos, draguent, regardent des émissions débiles à la télé.

Se racontent des histoires. Se vannent.

 

Et puis au détour d'un sourire on se prend une phrase bien sentie : L'avenir me manquait.

 

Hazel nous raconte son combat contre la maladie, mais aussi son combat pour ses parents.

Parfois je me suis demandée si elle ne se battait pas plus pour eux que pour elle en fin de compte.

Elle ne veut pas voir son père pleurer.

Elle ne veut surtout pas entendre sa mère dire "Je ne serais plus jamais maman".

Tout ça lui fait trop mal. Mais elle refuse de le leur avouer.

Puisqu'ils font bonne figure devant elle, elle fait bonne figure devant eux. Mais c'est si dur.

 

Ces 330 pages sont un vrai tourbillon d'émotions.

Et elles arrivent dans n'importe quel sens. C'est le bordel !

On a envie de sourire, on se sent triste. On se marre carrément et puis on pleure.

Il vaut mieux avoir le coeur bien accroché et ne pas lire ce roman si l'on a un coup de blues je vous préviens.

 

Des hauts et des bas il y en a beaucoup.

C'est truffé d'espoirs. Et de grandes claques qui vous mettent à terre.

Et là, perso je n'avais qu'une envie : me rouler en boule et pleurer toutes les larmes de mon corps.

 

"Nos étoiles contraires" n'est pas un livre sur le ou les cancer(s). C'est l'histoire de deux ados malades de deux cancers différents, qui ne savent pas de quoi demain sera fait et qui décident de vivre le moment présent.

C'est une histoire d'amour. Une belle histoire d'amour.

 

Je ne connaissais pas du tout John Green, je ne sais donc pas si ses livres sont toujours aussi prenant. S'ils ont tous cette faculté de nous rentrer dedans.

Mais ici, il est clair qu'il a touché en moi quelque chose.

Ce roman est de ceux que j'ai envie de garder, de chérir. De ceux dont j'ai envie de parler mais qui se révèlent presque incapable à décrire en fait. Parce qu'il ne va pas toucher les gens de la même manière. Parce qu'en parler me fait mal mais que j'ai envie de le faire lire à d'autres.

Non pas que je leur souhaite de pleurer, je ne suis pas sadique à ce point là. Mais parce que c'est un livre qu'il FAUT avoir lu. C'est un livre qui doit voyager. Qui doit être connu.

De ceux qui font dire "Attends mais t'as pas lu Nos étoiles contraires ? il faut absolument que tu le lises".

 

Si le roman traite d'un sujet grave, j'ai trouvé l'écriture légère. Drôle de contraste. Mais une fois encore, le sujet c'est l'amour, alors ceci explique peut être cela.

La plume est belle.

 

Ce n'est pas un gros roman, mais c'est mieux comme ça. En écrire plus aurait sans doute été en écrire trop. Là l'auteur nous donne l'essentiel. Droit au but.

En écrire plus aurait sans doute fait tomber le livre dans le mélo et tout gâché.

 

Lorsque j'ai terminé ce livre je me suis dis que je n'allais pas écrire de billet parce que je n'allais pas y arriver.

Je ne savais pas quoi dire mis à part "c'est trop bien", "j'ai pleuré comme un bébé", "ça fait mal", "j'ai adoré".

 

Mes idées sont confuses et je ne suis pas certaine d'arriver à bien rendre les sentiments que j'ai eu lors de ma lecture. Je ne suis pas certaine de bien écrire pourquoi vous devez le lire. Je ne suis pas certaine de réussi à vous en donner envie. Mais faites le. Sérieux, faites le.

 

"Nos étoiles contraires" est mon premier gros gros coup de coeur de l'année. Je suis heureuse de ne pas être passée à côté.

 

C'est un roman intense, je ne vois pas d'autre mot. Ou plutôt si, mais justement j'en vois trop.

Et bourré de phrases percutantes :

 

- Je suis une grenade, ai-je répété. Je ne veux pas voir de gens. Je veux lire des livres, réfléchir et être avec vous, parce que vous, je ne peux pas faire autrement que de vous faire du mal, vous êtes déjà dedans jusqu'au cou. Alors laissez moi faire ce que je veux. Je ne fais pas une dépression. Je n'ai pas besoin de sortir. Et je ne peux pas être une ado normale parce que je suis une grenade.

(Hazel s'adressant à ses parents)

 

- Le monde n'est pas une usine à exaucer les rêves a-t-il répliqué avant d'éclater en sanglots, des sanglots qui ont duré à peine une seconde, comme un rugissement d'impuissance, ou un coup de tonnerre sans éclairs, d'une intensité terrible que les amateurs dans le domaine de la souffrance confondent avec de la faiblesse.

 

- Tu parles d'une guerre a-t-il soupiré. Contre qui je suis en guerre ? Contre mon cancer ? Et mon cancer c'est qui ? C'est moi. Les tumeurs sont faites de moi. Elles sont faites de moi comme mon cerveau, mon coeur sont faits de moi. C'est une gueurre civile, Hazel Grace, dont le vainqueur est déjà désigné.

 

- J'avais l'impression que ça faisait des siècles, comme si on avait déjà vécu une éternité ensemble, brève mais toujours inifinie. Certains infinis sont plus vastes que d'autres.

 

- Mais c'était sûrement un privilège de l'aimer non ?

Commenter cet article

Noukette 07/03/2013 00:44


J'adore ton billet...! Il est beau ce livre hein...? ;-)

hydromielle 07/03/2013 11:48



Il est magnifique



kikine 06/03/2013 22:57


Je crois que je vais vouloir faire la forte aussi et finir le paquet de mouchoirs quand je l'aurai entre les mains 

hydromielle 07/03/2013 11:48



Il y a de grandes chances



DeL 05/03/2013 21:46


Et encore une critique plus que positive ! Bon, il va falloir que je me décide à le lire.

hydromielle 07/03/2013 11:47



Ho que oui !! Il faut le lire.



Cess 05/03/2013 10:39


♥♥♥

hydromielle 07/03/2013 11:47



Encore 100000000000 mercis à toi



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