Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 Mar

Au-delà du mal

Publié par hydromielle  - Catégories :  #Policier-Thriller

au dela du mal

"Au-delà du mal" de Shane Stevens

Borché - 911 pages - 16 euros

Note : 6,5/10

Quatrième de couverture :

A 10 ans, Thomas Bishop est placé en institut psychiatrique après avoir assassiné sa mère. Il s'en échappe quinze ans plus tard et entame un périple meurtrier à travers les Etats-Unis. Très vite, une chasse à l'homme s'organise : la police, la presse et la mafia sont aux trousses de cet assassin hors norme, remarquablement intelligent, méticuleux et amoral. Les destins croisés des protagonistes, en particulier celui d'Adam Kenton, journaliste dangereusement proche du tueur, dévoilent un inquiétant jeu de miroir, jusqu'à un dénouement captivant.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Son père a été tué lors d'un cambriolage alors qu'il n'avait même pas 5 ans.
Depuis toujours, sa mère le maltraite. Le torture. L'insulte.

A tel point qu'il ne va pratiquement jamais à l'école tant il est "abîmé" par les coups de fouets que sa mère lui donne.
Non contente de le détruire physiquement, elle ne cesse de lui répéter qu'il est né d'un viol.
Que son vrai père est un violeur en série qui se trouve actuellement en prison, condamné à mort.

Pourtant Thomas l'aime sa maman. Il ne connait qu'elle.
Mais ce jour là, n'en pouvant plus des coups et de la douleur, il pousse sa mère qui tombe dans la cheminée.
Saoule une fois de plus, elle est assommée et brûle.

Ce n'est que plusieurs jours plus tard que la police arrive et trouve le petit Thomas Bishop, 10 ans, assis devant la cheminée, un morceau de chaire dans la main. Pour se nourrir, il n'a trouvé que ça.....

Enfermé dans un hôpital psychiatrique, Thomas y passera la majeur partie de sa vie.
Aucune remise en liberté ne lui sera accordée.
Même lorsqu'il tente de se couler dans le moule pour obtenir une libération, les médecins ne sont pas dupes.

Thomas ne comprend pas. Il est intelligent. Bien plus que les médecins. Il leur est nettement supérieur.
Et son père n'est pas n'importe qui. Son père est une célébrité. Tout le monde connait le violeur Caryl Chessman, tué par l'état.

Thomas se sent investi d'une mission.
Il va leur montrer à tous. Leur montrer qu'il est le digne fils de son père. Qu'il est plus malin que tout le corps médical réuni.

Un plan prend forme dans son cerveau malade.
Il va se lier d'amitié avec un autre malade, Vincent Mungo. Et tout les deux vont s'évader de l'hôpital psychiatrique.

Ce roman est construit sur un mode faussement décousu.
De nombreux retours en arrière jalonnent l'histoire pour donner au lecteur des renseignements complèmentaires sur les protagonistes.

De longues digressions que l'on pourrait qualifier de secondaire mais qui, pourtant, ont leur importance.

Il n'en reste pas moins que ce livre contient de trop nombreuses longueurs.
Certains passages auraient mérités d'être bien plus courts.
Moins ennuyeux.

Tous les personnages sont très fouillés, mais l'auteur a mis l'accent sur la psychologie de Thomas Bishop.
Il ne nous épargne rien du tueur en série.
De ses sentiments à sa folie, tout est très bien détaillé.

Il explique de quelle manière la personnalité du petit Thomas Bishop a été détruire et piétinée par sa mère.
Comment le tueur s'est créé son propre passé, sa propre famille.
Il a occulté volontairement la réalité pour se construire une vie et une personnalité qui n'ont rien à voir avec la vérité.

La chasse à l'homme organisée à travers tout le pays par les policiers et les journalistes est de longue haleine.
Ceci dit, j'ai du mal à comprendre comment un homme qui n'avait jamais regardé la télé, n'était jamais sorti de l'hôpital psychiatrique a réussi à passer à ce point à travers les mailles du filet et à faire la nique à tout le monde.

Bishop est un tueur en série qui déteste les femmes et considère qu'elle sont le diable.
Mais il ne se contente pas de les tuer.
Il lui faut détruire tout ce qui représente leur féminité.
Aussi les découpe t'il.
Mais les scènes, finalement ne sont pas si horrible que ça.
Ce n'est pas que je sois insensible. Juste que l'accent est mis dès le départ sur l'horreur de la chose, sur de soit disant scènes gores...... qui ne le sont pas tant que ça en définitif.

Parallèlement, l'auteur consacre une énorme partie de son roman à la peine de mort.
Pour ou contre, il étudie et détaille les deux côtés de la chose.

Je me suis jetée dans ce roman pour finalement me sentir ralentie.
Si le début est alléchant et très attractif, j'ai eu assez rapidement le sentiment que les choses étaient trop lourdes.
Pas si passionnante que ça.

En revanche, ce que j'ai apprécié c'est la construction du roman.
L'auteur, plutôt que de nous raconter une histoire, fait comme s'il s'agissait d'une histoire vraie. De personnages ayant vraiment existés.
Un peu comme une biographie plutôt qu'un roman.

Au final, je ne suis pas si emballée que ça par ce livre.
C'est un bon roman, mais pas un super roman.

Et puis il y a la fin.
Une fin que je n'aime pas.
Et que je ne comprends pas.
Si je ne l'aime pas, c'est peut être d'ailleurs parce que je ne la comprends pas.



Commenter cet article

choupynette 31/03/2010 11:22



Eh bien! Un gros pavé, avec de longs passages ennuyeux.. ça ne me dit rien qui vaille! ;) je passe!



hydromielle 31/03/2010 20:55



C'est pas mal, mais vraiment vraiment gros quoi



Archives

À propos