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21 Sep

Mansfield Park

Publié par hydromielle  - Catégories :  #Lectures étrangères





"Mansfield Park" de Jane Austen

Poche - 510 pages - 8,60 euros

Note : 7,5/10

Quatrième de couverture :

Issue d'une famille miséreuse, Fanny Price est âgée de dix ans quand elle est adoptée par son oncle maternel, Sir Thomas Bertram, qui va prendre en charge son éducation. Accueillie dans le domaine de Mansfield Park, Fanny est élevée avec ses cousins et cousines qui, à l'exception d'Edmond, la traitent avec indifférence ou mépris.

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Au départ il y a trois soeurs, les demoiselles Ward.
L'une d'entre elle fait un excellent mariage et épouse Sire Thomas Bertram qui possède Mansfield Park.
La seconde épouse le révérend Norris.
Et la dernière épouse un lieutenant de marine, Monsieur Price.

Après plusieurs années de brouilles, les soeurs reprennent contact.
C'est surtout Madame Norris qui se rapproche de sa riche soeur, Lady Bertram.

C'est d'ailleurs Madame Norris qui suggère à sa soeur, de prendre chez elle l'aîné des enfants Price, afin d'une part de soulager leur soeur qui a déjà une dizaine d'enfants, mais également afin de procurer à cette petite une éducation digne de ce nom.

C'est ainsi que la petite Fanny arrive, à l'âge de 10 ans, à Mansfield Park.
Elle y fait la connaissance de ses tantes, de son oncle, mais aussi de ses cousins et cousines : Tom 17 ans, Edmond 16 ans, Maria 13 ans et Julia 12 ans.

Fanny sera élevée avec ses cousins et cousines, aura la chance de recevoir une bonne éducation et d'étudier.
Mais l'essentiel manque tout de même à Fanny.

De sa famille, elle n'a plus de nouvelles. Si ce n'est de son frère chéri, William, qui lui écrit de temps en temps.

Point de tendresse ni d'amitié avec ses cousines et cousins.
Sauf de la part d'Edmond, qui dès son arrivée, sera son ami et son soutient.

Son oncle Bertram lui inspire un mélange de peur et de profond respect, quant à ses tantes..... sa tante Norris, particulièrement près de ses sous, ne cesse de houspiller Fanny et de lui rappeler que si elle est là, c'est grâce à ses bons offices et qu'elle se doit d'être soumise et obéissante.

Et pour ce qui est de Lady Bertram, ma foi, cette dernière ne semble s'intéresser qu'à ses travaux d'aiguilles et à son chien.

La vie se déroule paisiblement jusqu'à ce que les affaires de Sire Bertram l'appellent à Antigua.
Ayant quelques difficultés avec son fils aîné, Tom, qui dilapide son argent à Londres, il décide de partir avec lui à Antigua. Espérant d'une part résoudre les soucis qui requierts son attention sur place et d'autre part, mettre un peu de plomb dans la cervelle de son aîné.

Le presbytère dépendant de Mansfield Park a été repris, à la mort de Monsieur Norris, par Monsieur et Madame Grant.
Le frère et la soeur de cette dernière, Henry et  Mary Crawford viennent passer quelques jours chez eux.

Dès leur arrivée, une amitié se lie entre les jeunes Bertam et les jeunes Crawford.

Habituée à tomber "en amour" dès les premières pages des romans de Jane Austen, j'avoue avoir eu avec celui ci, bien plus de difficultés à entrer dans l'histoire qu'avec les autres.

Le fait que le roman soit épais était plutôt au départ une agréable surprise.
En effet, jusqu'à présent, j'avais tellement aimé ses livres, que je regrettais qu'ils ne soient pas plus gros.

Mais pour le coup, celui-ci l'est trop.

J'ai pris un égal plaisir à la lecture de ce roman qu'à celle des précédents, mais j'ai eu le sentiment pour la première fois que l'auteur se perdait dans son histoire.

A trop vouloir détailler les choses, elle les rendait parfois proche de l'ennui.
J'en ai très rapidement eu assez du passage sur la pièce de théâtre qui, à mon avis, ne nécessitait pas de s'y appesantir autant.

Si Northanger Abbey différait des autres romans par son côté "humoristique", celui est différent parce qu'il "cafouille" parfois.

L'histoire est longue. Et là où les personnages sont habituellement clairement définis, ils sont ici, très changeants.

Les demoiselles Bertram sont bien inconstantes dans leurs sentiments, mais la surprise vient surtout d'Henry et Mary Crawford.
Alors qu'ils apparaissent tout d'abord comme prétentieux, imbus et  à ce point persuadés de leur supériorité qu'ils n'envisagent ni l'un ni l'autre un rejet, Jane Austen nous les présente ensuite sous un autre jour. Simple, amicaux, sincères, aimants.

Et puis de nouveau des changements..... Je ne savais plus très bien à quoi m'attendre. Même si dès le départ, mon affection allait à certains personnages et que d'autres m'exaspéraient prodigieusement.

Edmond Bertram qui est un des personnages principaux, change constamment d'avis sur ses sentiments amoureux.
Il se laisse manipuler par une chipie coureuse de dote et s'il sait faire montre de fermeté quant à son avenir "professionnel", il est totalement dépassé lorsqu'il s'agit de faire face aux piques et aux tentatives de séduction d'une mante religieuse.

Quant à Fanny, elle est bien trop douce, bien trop naïve et bien trop souvent effacée. Dommage.
Elle ne fait pas montrer d'un farouche désire d'indépendance comme les autres héroïnes de Jane Austen.
Ce qui n'aurait pas été si mal si elle avait eu plus de caractère pour autre chose.
Mais en l'occurrence, j'ai eu le sentiment d'avoir en face de moi une jeune fille trop faible.

Elle refuse certes de se marier sans amour, ce qui fait hurler sa parenté qui ne peut ou ne veut comprendre, mais je l'ai ressenti différemment que, par exemple, le refus d'Elisabeth Bennet face à son cousin. Il s'agissait là d'une tout autre force.

Fanny est trop douce, trop effacée pour forcer le respect ou l'admiration.

La fin du roman m'a semblé bâclée et c'est sans doute ce que j'ai le plus regretté.
Près de 450 pages pour nous compter une histoire et puis finir très rapidement avec une cinquantaine de pages qui n'ont pas la saveur et la perfection à laquelle j'étais habituée de la part d'Austen.

L'écriture en elle-même reste un véritable bonheur..... on a la classe ou on ne l'a pas. Jane Austen est bien au-delà.

Je reste néanmoins dubitative quant à l'intérêt de tous ces mots en italique ! A quoi servent-ils ?

Ce roman est pour l'instant celui que j'ai le moins apprécié de l'auteur.
Me reste à lire "Emma".



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chiffonnette 02/10/2009 20:58


Perso c'est Emma que j'ai le moins aimé, mais je ne t'en dit pas plus!


hydromielle 04/10/2009 17:46


Haaaaaaaaaaaaaaaarg
Bon, ben on verra bien


Karine:) 27/09/2009 19:42


Je l'ai quand même bien aimé, celui-là, malgré le personnage de Fanny, un peu trop fade pour mon goût avec sa morale et son côté "bien pensant"...  Mais quand même, c'Est Jane!!!


hydromielle 28/09/2009 08:22


Ben oui, comme tu dis, c'est Jane, alors on ne peut qu'aimer. Même si forcément, on a ses petits préférés.


Aurore 25/09/2009 13:23


Je vais noter tous les titres que tu as lu ainsi que Emma car les livres de Jane Austen m'intéressent. Tu en as fait de très bonnes critiques


hydromielle 26/09/2009 21:10


Tu ne le regretteras pas


Theoma 24/09/2009 00:39


Le dernier de Austen qu'il me reste à lire. Je le reporte d'année en année, je le savoure. Après, il n'y aura plus d'inédit :-(


hydromielle 24/09/2009 08:03


C'est bien là tout le problème...... il y a trop peu de livres et on arrive vite à la fin.. Il ne me reste plus qu'Emma. J'ai très envie de le lire, mais je
sais qu'après, ce sera fini....


kalistina 22/09/2009 21:30


Mince alors, c'est celui que j'ai dans ma PAL... J'espère qu'il me plaira davantage!


hydromielle 23/09/2009 08:09


Non mais t'inquiète pas hein..... je l'ai pas détesté non plus. Je l'ai aimé. Mais juste moins que les autres.


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