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16 Feb

Le métier d'homme

Publié par hydromielle  - Catégories :  #Lectures francophones



"Le métier d'homme" d'Alexandre Jollien

Broché - 90 pages - 9 euros

Note : 04/10

Quatrième de couverture :

"Je suis anormal. On l'a dit, assez. Je l'ai senti. Les mouvements des yeux qui passent à l'examen chaque parcelle de mon être me l'apprennent : tel regard fixe le mien puis descend, là précisément où se trouve la preuve qu'il cherche : "il est handicapé".
Parcours des yeux, quête insistante du talon d'Achille, de la faiblesse. Ce que la plupart des gens perçoivent, c'est l'étrangeté des gestes, la lenteur des paroles, la démarche qui dérange.
Ce qui ce cache derrière, ils le méconnaissent. Spasmes, rictus, pertes d'équilibre, il se retranchent derrière un jugement net et tranchant, sans appel : voici un débile.
Difficile de changer cette première impression, douloureux de s'y voir réduit sans pouvoir s'expliquer".

« Alexandre Jollien a subi un accident de naissance. Strangulé par son cordon ombilical, il a brièvement mais trop longuement rencontré la mort dans ces minutes inaugurales consacrées d’habitude à l’épiphanie de la vie. L’oxygène ayant manqué au cerveau, il porte en lui, avec lui, dans le creux de sa matière grise, la trace du souffle de la mort qui, jour après jour, dans le détail, se manifeste dans une démarche, une élocution et des gestes qui ne ressemblent pas à ceux des autres. Pas plus que son intelligence, d’ailleurs, ne ressemble à celle des autres : affûtée, pointue, vive, exercée, habile, et pour cause, elle soulève le moindre signe sous la pierre et décode le plus petit souffle de sens là où il se trouve. Débordant un corps répondant plus lentement aux sollicitations du monde, Alexandre Jollien déploie une pensée claire, lucide et voyante. » Michel Onfray


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Je continue de tenter de faire descendre ma PAL.
Et je continue dans mes lectures de récit "vécu".

Et là, je me dis que je vais sans doute arrêter ce genre de littérature pour un petit moment.

Les deux livres précédents étaient terriblement douloureux à lire.
Celui était plutôt du genre....... fastidieux.

Je ne veux pas dire que l'auteur à la prétention de vouloir en mettre plein la vue au lecteur, seulement que ce n'est pas mon truc.

Pour commencer je n'ai pas été au lycée. L'école ce n'était vraiment pas mon truc. A la sonnerie des cours, je taillais la route, mais dans l'autre sens...

Loin de moi l'idée de faire "pitié". J'explique juste.
Je n'ai pas passé mon bac, mais j'ai appris bien d'autres choses.
Et je fais la différence entre l'érudition et l'intelligence.
Qui ne vont pas forcément de paire.

Tout ça pour dire que je n'ai jamais étudié ce genre de texte.
La philosophie pour moi, ça reste terriblement abstrait.
Les mots dépassant un certain nombre de lettres, dépassent aussi mon imagination.

Qu'ai-je à faire de mots tels que "Propédeutique" ? ou encore "Algodicée" ?
Pour commencer, je n'y comprends rien.
Ensuite, même si je comprend la définition, dans 2 jours, pouf, c'est oublié.
Et jamais, ho grand jamais je ne m'en souviendrais. Ni ne les utiliserais.

L'histoire en elle même est pourtant très intéressante.
Celle d'un homme né avec un handicap qui se bat pour vivre comme tout le monde.
Pour se faire entendre et détruire les préjugés.

Un homme qui doit continuellement faire face à des réflexions telles que "ce qui vient d'un débile est débile".

Un homme qui finalement hurle à la face du monde qu'il est comme tout le monde.
Que le dehors ne fait pas le dedans.
Et puis après tout, pourquoi ne serais-ce pas les gens qui se pensent normaux, qui sont handicapés ?
Le handicap est-il toujours là où on le pense ? Le handicapé est-il toujours celui que l'on pense ?

A vrai dire, ce livre ne m'a pas semblé tellement "difficile" à lire, mais plutôt "fatiguant", "ennuyeux".
Je sais, dis comme ça, ça peut paraître horrible.
Il est toujours très mal vu de critiquer certains sujets.

Hors je veux clairement préciser que ce n'est pas le sujet du livre qui ne m'a pas accroché.
C'est plutôt la forme.
Raconté plus simplement, il m'aurait bien plus certainement atteint.

Il n'en reste pas moins que j'ai été touché (oui je ne suis pas un monstre tout de même) par le parcours d'Alexandre Jollien. Par son combat.

J'ai un autre livre de cet auteur chez moi, mais je ne pense pas le lire tout de suite.

J'ai tout de même noté un passage qui m'a plus particulièrement touché :

"... rien de pire qu'une souffrance gratuite, absurde, dépourvue de sens. Alors que la jeune mère oublie allégrement les douleurs de l'enfantement, que le trophée du vainqueur fait disparaître courbatures et égratignures, les souffrances gratuites et stériles ne s'effacent jamais. Elles nous possèdent, nous privent peu à peu de la liberté...."

C'est tellement vrai !



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Arwen 29/04/2009 12:41

C'est marrant: les goûts et les couleurs ça ne se discutent vraiment pas, car j'avais beaucoup aimé ce livre. J'avoue cependant que le principe de base est quand même très risqué.

hydromielle 29/04/2009 15:30


Ce qui me fait penser que je n'ai toujours pas lu l'autre livre de cet auteur qui m'attend dans ma PAL... mais j'ai tellement peu aimé celui ci ....


Karine :) 21/02/2009 19:05

Je sens que ce n'est pas pour moi non plus... je passe allègrement mon tour!

hydromielle 22/02/2009 18:11


Et comme je te comprend !!!


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