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19 Jul

Raison et sentiments

Publié par hydromielle  - Catégories :  #Lectures étrangères


















"Raison et sentiments" de Jane Austen

Poche - 382 pages - 7,40 euros



Note : 08/10

Quatrième de couverture :

Raison et sentiments sont joués par deux sueurs, Elinor et Marianne Dashwood. Elinor représente la raison, Marianne le sentiment. La raison a raison de l'imprudence du sentiment, que la trahison du beau et lâche Willoughby, dernier séducteur du XVIIIè siècle, rendra raisonnable à la fin. Mais que Marianne est belle quand elle tombe dans les collines, un jour de pluie et de vent.

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La famille Dashwood vit dans le Sussex, sur les domaines de Norland, magnifique propriété de famille.
Monsieur et Madame Dashwood ont trois filles, Elinor, Marianne et Maragaret.
Et d'un premier mariage, Henry a eu un fils, John, maintenant marié et père d'un petit garçon.

A la mort de leur père, c'est John qui hérite de Norland et son épouse, Fanny ne perd pas de temps pour investir les lieux.

Les relations entre Fanny, sa belle mère et ses belles soeurs, ne sont pas particulièrement empruntent de sympathie. Fanny, se jugeant bien plus au dessus de ces dernières.

La tension est à son comble lorsque Fanny et Madame Ferrars sa mère, se rendent compte des sentiments visiblement partagés d'Elinor et d'Edward (frère aîné de Fanny).

Selon elle, cette relation serait un déshonneur pour son frère, une honte pour la famille.
En effet, Elinor est sans fortune.

Lassées de la mauvaise ambiance qui règne, de la jalousie de Fanny, de sa pingrerie et surtout, terriblement vexées par ce denier camouflet, Madame Dashwood et ses filles quittent le domaine pour s'intaller à Barton, sur la propriété d'un cousin.

Une fois les quatre femmes installées au cottage, elles fréquentent la famille Middleton ains que Madame Jennings avec qui elles se lient d'amitié.

Au cours d'une promenade dans les collines, Marianne fait une chute et se foule le cheville.
Heureusement, un homme assiste à toute la scène et se porte à son secours.

Au premier regard, c'est le coup de foudre. Marianne et Willoughby sont amoureux.

C'est le troisième roman de Jane Austen que je lis et j'ai la même envie à chaque fois : me blottir dans un fauteuil, auprès d'un bon feu, un plaid sur moi et une tasse de bon thé à portée de main, à déguster entre deux chapitres.

Je me suis retrouvée avec plaisir dans la campagne anglaise et le Londres du XVIIIème siècle en suivant pas à pas les aventures des soeurs Dashwood.

Si différentes l'une de l'autre, mais liées par un indéfectible amour fraternel.

Marianne, si jeune, si tendre, si romantique, qui n'hésite pas à laisser parler son coeur et sa tristesse face à ses peines de coeur.
Et sa soeur Elinor, qui cache sa peine, ses sentiments, ne permettant à personne de savoir combien elle peut souffrir. Ceci afin de mieux soutenir Marianne dans la douleur. Faisant fi de ses propres déconvenues.

De goûts et de caractères opposés, les deux soeurs sont très proches l'une de l'autre et leur relation très forte.

Dans ce roman, Jane Austen met une fois de plus les femme en avant.
Toujours en rapport avec les moeurs de l'époque, se sont bien souvent de frêles jeunes femmes, n'ayant guère d'occupations dans la vie. Très policées, très comme il faut.

Mais pour une fois, elle fait apparaître une certaine petite garce, Lucy Steele.
Petite peste qui, à notre époque, se serait pris une bonne baffe et l'aurait bien méritée.

Quant aux hommes de ce roman, ce sont pour certains de parfaits goujats. Même si les quelques explications données à leurs comportements, appellent la tendresse et le pardon des femmes qu'ils ont blessés, c'est à mon avis, bien loin d'être mérité.

Willoughby n'a aucune excuse pour sa conduite.
Pour ce qui est d'Edward, je le trouve un tantinet crétin je l'avoue. Mais bon, après tout, l'amour.....

La place faite à l'argent est terriblement forte.
Elle assure non seulement le gîte et le couvert, mais là, il s'agit d'importance. De place dans la société. De statut.

A une époque où l'on n'épouse pas la femme ou l'homme que l'on aime mais plutôt ses revenus annuels, il est hors de question de nouer des alliances hors de sa "caste".
Rare sont ceux qui osent se rebeller.

D'une écriture agréable, je me suis prise au jeu et aux mésaventures des soeurs Dashwood, si bien racontées par l'auteur.

Un tantinet en dessous d'"Orgueil et préjugés" que j'ai préféré, "Raison et sentiments" est tout de même un très bon roman.

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M
Ah mais je vois que l'on se rejoint quasiment sauf que tu es plus tolérante que je ne l'ai été ;). Insupportables ces hommes et ces filles vraiment trop gentilles, ça m'a agacé ;)
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H
<br /> Oui j'ai vu ton billet <br /> <br /> <br />

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